Amélioration continue ou Changement radical ?

L’amélioration continue est une boite à outils et méthodologies. Dans cet article, je vous présente deux façons de travailler, deux philosophies, deux approches pour améliorer des processus : le Kaizen et le Kaikaku. Les deux approches étant complémentaires, le graphique ci-dessous vous montre comment elles aident à aller plus loin dans la démarche d’amélioration.

Graphique Kaizen + kaikaku

Kaizen et Kaikaku sont bien évidemment des termes japonais, Kaizen signifie « amélioration continue », Kaikaku signifie « changement radical ». On comprend bien vite ce qui oppose ces deux termes. Kaikaku est un mot moins utilisé que Kaizen, on parle parfois de Blitz (de l’allemand « éclair ») ou de chantier Kaizen, mais les principes sont les mêmes que le Kaikaku.

Kaizen : à petits pas

Le Kaizen est une démarche lente et progressive. Je l’appelle souvent la méthode des petits pas. On avance, tranquillement pas vite, et on s’améliore quotidiennement. Cette démarche se veut posée, elle apporte de bons résultats, mais prend plus de temps pour y arriver. Elle occupe aussi moins de ressources. Elle provoque moins de résistances.

C’est de cette façon qu’une culture de l’amélioration continue peut se développer et se maintenir. En général, la stratégie d’amélioration est définie par la direction, selon les attentes des clients et l’analyse des difficultés internes. Les ingrédients de la réussite d’une démarche Kaizen, et donc l’obtention de résultats dans la durée, sont :

  • l’implication de la direction dans la démarche,
  • la présence d’une ressource (même à temps partiel) pour s’assurer du suivi de la démarche
  • l’implication de tous et chacun dans la démarche, en responsabilisant chaque personne de l’organisation.

Kaikaku : vite et bien

A contrario, le Kaikaku est une approche basée sur la rupture, le changement radical. C’est une démarche qui a un mandat très précis : elle est limitée à un seul de type de produit, à un équipement ou encore à un problème bien identifié. Le Kaikaku est court, puisqu’il doit être radical. Il dure en général moins d’une semaine.

Une équipe se rassemble autour de la problématique et réalise l’ensemble de la démarche dans un délai très court. Des ressources externes au processus sont souvent utilisées pour aider à réaliser les modifications dans ce délai très court. C’est une approche qui est très appréciée, car bien qu’elle demande de gros efforts, elle produit des résultats rapidement.

Avec une bonne équipe, un Kaikaku donnera de bons résultats, mais pour que l’entreprise y gagne, il faut que ce Kaikaku ait été décidé selon les besoins stratégiques de l’entreprise. Le Kaikaku peut engendrer du stress car il provoque une rupture, il faut donc bien cibler les projets menés selon cette philosophie.

Homme allumetet qui doit choisir entre monter marche à marche ou faire un grand saut

Le Kaizen aide à déployer et maintenir la culture de l’amélioration continue au quotidien.
Le Kaikaku provoque une rupture et vient faire avancer rapidement un sujet.

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