Gestion participative ou directive ?

Quand on parle de travail d’équipe, l’image de l’aviron nous vient souvent en tête : tous les équipiers visent un même but et rament en rythme, c’est une belle image pour mettre en valeur le travail en groupe. C’est une belle métaphore, utilisée fréquemment pour décrire la gestion d’équipe, bien que cette gestion soit de type directif. Pour exploiter au mieux les compétences de chacun, et dans un objectif d’excellence opérationnelle, la gestion participative donne de meilleurs résultats.

Au delà de la blague traditionnelle des deux entreprises qui s’affrontent, que vous pourrez ire ici : http://www.larevanchedurameur.com/quel-rameur/, je vous invite à réfléchir à votre contexte organisationnel, pour choisir le mode de gestion le plus adapté.

Gestion directive, l’exemple de l’aviron

Dans la métaphore de l’aviron, la puissance du groupe repose sur trois aspects : l’équipe travaille en cadence, à l’atteinte d’un objectif commun et en toute confiance. Comme l’équipe rame plus fort en tournant le dos à l’objectif, elle se repose sur le barreur, qui guide l’équipe vers sa destination. C’est une belle marque de confiance de la part des rameurs, qui ne savent pas nécessairement où ils vont.

Aviron

Dans le monde du travail, le gestionnaire est le barreur, il sait où il doit mener son bateau (du moins, ses collaborateurs l’espèrent) et il leur assigne le travail et leur donne la cadence. L’équipe connait sa destination, mais n’a pas connaissance de l’itinéraire emprunté.

Gestion participative – l’exemple du raft

Malheureusement, dans beaucoup d’organisations, savoir ou aller et y aller et y aller en rythme ne suffit pas. L’organisation hiérarchique de l’aviron convient parfaitement aux fleuves tranquilles ou au lacs. Sur une rivière déchainée, avec un gros débit d’eau, des rapides qui se cachent au détour d’une sinuosité et des branches qui entravent la navigation, notre aviron et ses rameurs, aussi motivés soient-ils, n’iront pas très long. Il faut un bateau bien plus maniable pour amener l’équipe à bon port, comme un raft. Tout le monde sait où aller, mais plus encore, chacun voit les obstacles et participe de son mieux à la navigation. Quelques règles ont été données au départ, mais au final, chacun travaille au meilleur de ses compétences et de ses capacités pour atteindre l’objectif commun.

Raft

Et vous, quel est votre type de gestion ?

Dans quel environnement évolue votre organisation ? Au final peu ont la « chance » d’avoir des conditions idéales pour naviguer. La performance d’une organisation se jauge aujourd’hui à sa capacité d’adaptation. Et pour que tous les coéquipiers puissent participer au mieux, il leur faut de l’information : ils doivent connaitre les règles, l’objectif à atteindre et les obstacles qui se dressent. Leur cacher de l’information, ou retarder le partage d’information ne fera qu’augmenter le stress et les difficultés de l’équipe. La gestion de type raft représente bien mieux le travail d’équipe dans un mode participatif. Même si l’image est plus chaotique que celle de l’aviron, c’est bien ce type de gestion qui augmente la performance des organisations, en donnant l’opportunité à tout le groupe (et non un individu) de décider les actions.

a-retenirComme le dit le proverbe : seul on va plus vite , ensemble on va plus loin.

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