Seikatsu Kaizen, l’amélioration des conditions de vie

Les méthodes et outils de l’excellence opérationnelle sont puissants. Tous ceux qui les ont utilisé le savent. J’ai récemment découvert une utilisation originale et pertinente de ces outils pour l’amélioration des conditions de vie dans les pays en voie de développement.

Un peu d’histoire

Après la deuxième guerre mondiale, les américains ont travaillé avec les japonais pour relancer l’économie japonaise. La population était alors extrêmement pauvre et rurale. C’est ainsi que les outils manufacturiers ont été déployés avec succès auprès de nombreux villageois japonais, qui travaillaient principalement dans l’agriculture ou l’artisanat.

Les japonais sont rapidement devenus des experts en amélioration continue (Kaizen). Le Japon a depuis créé la JICA, l’Agence Japonaise de Coopération Internationale. Elle est en charge du déploiement des méthodes d’excellence opérationelle dans d’autres pays, tels que la Chine, l’Éthiopie, le Costa Rica ou encore Madagascar.

L’amélioration des conditions de vie rurale

Fermiers malgaches

Cette pratique s’oppose au développement rural, puisqu’il vise à rendre les populations autonomes. Le Seikatsu kaizen respecte le principe qu’il vaut mieux apprendre à pêcher que de donner du poisson. C’est pourquoi il vise à rendre les utilisateurs autonomes. C’est à celui qui fait de décider et d’améliorer son quotidien.

La première étape consiste à former un groupe de villageois aux techniques de résolutions de problème, tels que le 8D ou le PDCA. On leur (ré)apprend à trouver des solutions avec les moyens disponibles. Ils apprennent à prioriser les problèmes. Comme ailleurs, ils commencent par traiter les plus « simples » et plus récurrents. Il peuvent aussi choisir de résoudre un problème qui rapportera plus de bénéfices. En progressant à petits pas, ils consolident chaque résolution de problèmes. Comme les conditions s’améliorent, le niveau de vie augmente. C’est pourquoi ils peuvent se permettre de résoudre des problèmes complexes ou nécessitant plus de moyens. C’est en utilisant plusieurs concepts clés du Kaizen, que cette démarche porte ses fruits : petits pas, force du groupe, apprentissage progressif, …

Les problèmes sont variés. Ils peuvent être en lien avec la production agricole ou artisanale. Dans ce cas, ils améliorent la qualité ou le rendement. Ils peuvent également être plus sociaux, comme la gestion de la violence, de la corruption ou le financement de projets.

Pour aller plus loin sur le sujet :

a-retenir

Les outils sont puissants. Il faut apprendre à les utiliser, et prendre le temps de fermer les boucles de résolutions de problèmes. C’est par la clôture et la réflexion a posteriori que les apprentissages se font et l’amélioration continue.

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