Tirer profit des erreurs positives

Faites-vous des erreurs ? N’en avez-vous jamais fait dans votre carrière ou votre vie ? C’est normal de se tromper ! Ce qui distingue les bonnes des mauvaises erreurs, c’est la façon dont nous réagissons après les avoir commises. Je vous propose de réfléchir au concept des « erreurs positives ».

Une longue série d’erreurs positives

Vous souvenez-vous de vos premières erreurs ? Ce sont elles qui vous ont bâti. Agé(e) d’à peine quelques mois, quand vous avez un peu trop tendu le bras vers un objet, vous avez découvert que vous pouviez passer du dos au ventre en bougeant votre corps. Plus tard, vous avez découvert la marche, au travers de plusieurs essais et erreurs de coordinations. L’être humain apprend par l’imitation , l’expérimentation et surtout les erreurs. Combien d’entre-vous ont essayé et appris de leur erreurs que le feu brûle ? Dès votre plus jeune âge, et au cours de l’ensemble de votre cursus scolaire, vos éducateurs vous ont laissé essayer. Ils vous ont laissé faire des erreurs pour qu’ensuite vous trouviez les meilleures solutions.

La compréhension des erreurs

L’élément principal de l’apprentissage par l’erreur est la compréhension. Pour pouvoir apprendre, il faut comprendre. Si les enfants peuvent avoir besoin de plusieurs essais et erreurs pour comprendre, au niveau professionnel c’est un peu différent. Certaines organisations ne tolèrent pas les erreurs, que ce soit en lien avec leur culture ou leur activité : l’erreur est inacceptable. Elles ont souvent un style de gestion bureaucratique, avec beaucoup de procédures écrites. À l’inverse, les entreprises libérées, offrent à leurs employés le droit de se tromper, pour autant qu’ils apprennent de leurs erreurs. Ces organisations s’attendent à ce que les employés comprennent et modifient leurs façons de faire, et même fassent évoluer toute l’organisation.

Les erreurs positives, source d’innovation

Un ensemble d’erreurs de calcul et d’approximations, ainsi qu’une forte détermination du « chargé de projet », ont amenés la Cour d’Espagne a financer le voyage de Christophe Colomb, pour rejoindre l’Asie par l’Ouest.

Les erreurs peuvent produire des résultats assez intéressants pour une organisation. La découverte de choses nouvelles et inconnues passent souvent par cette avenue. Reprenons le cas de l’entreprise en la plaçant dans le contexte de Christophe Colomb.

Une erreur positive ?

Les personnes qui l’appuient, vérifient ses calculs et échangent avec lui sur de potentielles erreurs. En sachant que les erreurs peuvent mener loin, jusqu’à quel point allez-vous discuter avec celui qui va faire une erreur ? En fait, tout dépend de la détermination de cette personne, mais aussi du risque qu’elle fait courir à son organisation. Dans le cas de Christophe Colomb ce fût la perte de 3 bateaux, ce qui était assez courant à cette période.

à retenirSi un membre de votre équipe vous semble faire une erreur, que faites-vous ? Évaluez bien les risques qu’il fait courir à votre organisation, à ses collègues ou à lui-même. Évaluez également les apprentissages qu’il pourra en tirer et accompagnez-le pour qu’il apprenne le plus possible. Enfin, restez à l’écoute, car son erreur pourrait vous amener sur des pistes que vous ne connaissez pas ! Alors, échouez ! Échouez vite! Échouez beaucoup, tout en gérant les risques.

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