Gagnez du temps avec quelques lois biologiques

Vous avez maintenant les astuces pour bien planifier et gagner en efficacité d’un point de vue sociologique. Vous savez comment tirer parti de vos collègues, de l’effet de groupe, ou de votre organisation. Maintenant, je vous propose de vous concentrer sur vous-même. La deuxième étape de la gestion du temps consiste à bien se connaitre, à mieux comprendre votre fonctionnement. Voici quelques lois, issues de la biologie, qui vont vous « rendre » votre temps.

Loi de Swobada Fliess Toltscher – utiliser les échéances chronobiologiques

La durée de toute tache planifiée aura tendance à se rapprocher de l’échéance chronobiologique la plus proche.

Les échéances chronobiologiques sont tout simplement des dates qui marquent notre imaginaire : journée, semaine, mois, trimestre, année, saison. Combien d’entre nous prévoient de finaliser quelque chose pour la fin de la journée, vendredi, ou encore avant de partir en vacances ? En laissant notre nature choisir ces échéances, nous ajoutons beaucoup de pression. Rien n’empêche de finir pour mercredi…

Syndrome de l’échéance

Une échéance officielle, prévue et annoncée, organisée suffisamment longtemps à l’avance peut se transformer en échéance chronobiologique pour les acteurs du projet.

Que ce soit pour vous-même ou votre projet, vous pouvez créer ce genre d’échéance… Dans l’idéal, il faut avoir un caractère officiel, comme une présentation ou validation, avec un public ou des personnes externes au projet et un caractère irréversible : les invitations sont envoyées, la date ne peut pas changer.

Loi d’Illich – Améliorer la performance par le découpage du temps

Au-delà d’un certain seuil, personnel à chaque individu, le cerveau devient contre-productif.

Vous l’aviez remarqué, mais quand on passe trop de temps sur une tâche, nous allons de moins en moins vite. En outre, plus le temps avance, plus nous commettons des erreurs. C’est pourquoi le cerveau a besoin de pauses… La technique Pomodoro est une des meilleures pour vous aider respecter le rythme de votre cerveau. Dans cette technique, vous travaillez 45 minutes, puis prenez une petite pause de 5 minutes. Tous les 3 ou 4 cycles, vous prenez une pause plus longue. Au-delà du temps de repos du cerveau, en vous limitant à 45 minutes, vous pouvez créer de petites échéances chronobiologiques, et limiter le temps passé sur une tâche (selon la loi de Parkinson).

Loi corollaire de Carlson – Améliorer la performance par des séquences homogènes de travail

Chaque interruption, aussi courte soit-elle, décuple les efforts requis pour compléter l’activité principale

Ding! Que ce soit un courriel, un texto, un collègue, vous avez été interrompu. Même si votre regard n’a quitté qu’une fraction de seconde le document sur lequel vous travailliez, votre cerveau a interrompu le traitement de la tâche. C’est-à-dire qu’il s’est concentré sur l’interruption, pour décider s’il fallait y donner suite ou pas. Les micro-interruptions ralentissent le travail par leur fréquence et la fatigue qu’elles génèrent sur le cerveau. Ainsi, l’énergie, passée à décider si l’interruption en valait la peine, est non disponible pour compléter le travail en cours. Alors que nous disposons d’une quantité limitée de choix dans notre journée.

Quant aux interruptions plus longues… Elles démobilisent le cerveau. Il faut se re-concentrer, ce qui prend du temps (5 à 10 minutes selon les personnes).

à retenirNotre cerveau aime divaguer, et ne peut rester concentré trop longtemps. Donnez-vous des périodes de travail assez courtes, mais sans interruption : téléphone et courriel éteint, avec une limite de temps. C’est sur que vous allez finaliser le travail !

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